La
Police « touchera» petit à petit des D3
qui feront à l'époque office de
matériel moderne comparé aux véhicules
utilisés jusque-là. La version la plus
répandue sera le « car de ronde »,
véhicule dont la mission se rapproche de l'îlotage
ou de la surveillance. Muni d'un véritable compartiment pour
la transmission par radio outre la radio classique, il est
équipé de deux portes latérales
coulissantes. Mais, ne vous y trompez pas, même si en musique
une ronde vaut 4 temps, la seule musique émise par notre
petit fourgon « car de ronde» est le klaxon
« deux tons. » Pour les missions de Police secours,
le petit Peugeot reçoit un brancard qui se loge...
directement sur le plancher, une fois les strapontins rabattus. Le
célèbre panier à salade aux vitres
grillagées sur base de D3 et D4 fait lui aussi quelques
apparitions au gré des commissariats. D'autres applications,
comme les missions de lutte contre le bruit qui constitue
déjà une véritable
préoccupation à l'époque, se voient
équiper de ce petit fourgon Peugeot qui présente
un gabarit idéal pour la circulation urbaine de
l'époque. Les couleurs choisies sont en majeure partie le
noir et le noir et blanc. Le D3 et le D4 sont un peu moins
utilisés par la police que le Citroën type H ou
plus tard, les J7, J9 et J5. En fait, vu le faible laps de temps de la
commercialisation du D3 sous le logo Peugeot et le temps
nécessaire à la dotation des commissariats et
préfectures en véhicules, certains
reçoivent directement son successeur le D4.