Arrivée en mars 1983, un mois après la Peugeot
205, la Renault 11 est l'exécution deux volumes à
hayon de la 9. Elle existe en trois et cinq portes et sa partie
arrière reprend le principe de la bulle, très en
vogue chez le constructeur au losange à l'époque
: la Fuego en disposait déjà en 1980, la 25 la
reprendra à nouveau en 1984.
La 11 calque l'essentiel de sa gamme sur celle de
la 9 en reprenant les mêmes moteurs. A son lancement, on note
les 11 TC/GTC (1.1/48 ch), TL/GTL (1.4/60 ch), GTS/TSE (1.4/72 ch) et
automatique avec le 1.4 en 68 ch. Fin 1983 arrive les GTX/TXE avec le
1.7/82 ch puis, début 1984, soit un an après la
9, la 11 diesel dotée du maigrichon 1.6 de 55 ch. C'est
à peu près à cette époque,
début 1984, que la 11 reçoit une version Turbo.
Celle-ci reprend le très répandu 1397 cm3 ici
porté à 105 ch, assurant 190 km/h de vitesse de
pointe. Un niveau honorable pour l'époque.
Les ventes de la 11 sont rapidement bonnes,
faisant en même temps chuter celles de la 9. Et
malgré son lancement au printemps, la 11 seule s'attribue,
pour l'ensemble de l'année 1983, 6,3 % du marché
français. Part qu'elle porte à 8,2 % en 1984 pour
revenir plus raisonnablement à 6,6 % en 1985. Le restylage
de la fin 1986 permettra à la 11 de vivre honorablement
jusqu'à la venue de la 19 en 1988. En revanche, Renault
(très optimiste), n'atteindra jamais les 14 à 15
% de part de marché visée pour le duo 9 et 11. Le
constructeur devra, au mieux, se contenter de 12 %... puis rapidement
moins de 10 %. En fait, si Renault avait donné un
même nom pour ces deux modèles, qui ne sont jamais
que des variantes, personne n'aurait jamais autant remarqué
la chute de la 9.
L'exécution américaine de la
11, baptisée Encore, connaîtra, comme l'Alliance
(voir Renault 9) une carrière intéressante...
mais de courte durée.